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D'un rivage, l'autre

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à la diagonale du souvenir

Par Mathilde :: 01/02/2008 à 7:39 :: Est venue la mer avec lui

  

Je n'aime pas le ciel aujourd'hui, "nous" c'était hier, il était une fois une nuit, nuit miraculée, criblée d'étoiles et de lune, nous avions cherché le nom des étoiles, il nous semblait même que certaines avaient disparu ! D’ailleurs, je ne sais plus le nom des étoiles, il n'y a plus de ciel ici.

Nous sommes restés longtemps blottis l'un contre l'autre, cachés dans ce noir éclairé, toi, tu chantais et la nuit dansait tout autour de nous. Tu chantais, tu disais - écoute - la lune pâlissait du jour naissant, - tu disais, tu disais - non, je ne veux pas écrire tes mots, d'ailleurs, tu ne les prononces pas, tes mots restent à l'intérieur du souffle, à l'intérieur de leur propre infini, tes mots restent contre le front buté de ton visage,  seuls les enfants ont encore l'audace de les croire possibles, moi, je veux les garder à mon oreille, parce que le jour va  t'emporter dans sa lumière vers un ailleurs que je ne connais pas.

Nous sommes restés longtemps blottis l’un contre l’autre, cachés dans ce noir éclairé, parfois même, certaines étoiles descendaient jusque dans nos yeux, alors tu riais, tu disais - ne pleure pas - tu disais - regarde - c’est comme la mer, un nuage de brume s’installait tout autour de nous, les fleurs d’avoine échappées des champs alentour dessinaient des ombres  piquantes et folles, je tremblais - tu disais - tu as froid - c’est l’humidité.

Tu disais, regarde, - là, viennent s’entraîner les cavaliers, - je ne voyais rien que de longs sillons - je tremblais - ils ont coupé les blés, le champ est devenu cette brosse stupide qui agresse le regard et déshabille la colline, ils ont défiguré le champ - là, viennent s’entraîner les cavaliers - Ils ont coupé le miel ondoyant, tour à tour flaque sanglante des coquelicots, toison blonde, mouvante, voluptueuse sous la caresse du vent, ils ont griffé son ventre par sillons meurtriers, dans la lumière de juillet, sans comprendre, ils ont lacéré son ventre d’un fouet meurtrier, ils ont laissé des boursouflures ensanglantées, pétales de coquelicot sur le miel ondoyant de son corps nu - tu disais, - là, viennent s’entraîner les cavaliers - je tremblais - tu as froid - tu disais - l’humidité. Tu disais.

J’entendais le vacarme absolu des cavaliers, la poussière soulevée, j’entendais le souffle halluciné des chevaux, entremêlés d’écume, de cris, des cravaches, j’entendais, je me souviens, comme un sifflement qui s’arrête bien après la peur, bien après la brûlure, bien après le recommencement du même sifflement, bien après la brûlure, bien après la peur, jusqu’au moment inachevé de la connaissance, le sifflement, la peur, la brûlure dans un brouillard qui s’éloigne, alors, je deviens aérienne, je longe les nuages d'or et de lumière, quelque chose qui me ressemble, densité floconneuse, s'effiloche la brume, s'effiloche, jusqu'à disparaître, me fondre, me soustraire à leur folie, jusqu'à mourir.

La chanson de Jean

Par Mathilde :: 29/11/2007 à 17:13 :: Est venue la mer avec lui

 

Le soleil dessine mon rêve étrange et lumineux sur les bords de la fenêtre, l’air s’égoutte d’un infini limpide, envie de toucher du bout des doigts cette absence de matière, vertigineuse fuite d’une part de ciel, un orage a déchiré la nuit, ou bien, farce d’un jour taquin revenu exprès au travers de l’ombre, en écartant des pans de nuit dans un vacarme éblouissant - l’orage -  j’écoutais votre pas dans la chambre voisine.

J’avais peur sans vous, déjà, je n’ai pas aimé votre image, venue avec dans votre sourire, cette inaltérable certitude et puis, du champagne dans vos deux mains, coupes bleues, coupes de bulles, grelots de campanules, coupes bondissantes, vous disiez - écoutez, le bruit des bulles, c’est l’écume qui se brise sur les bords de ta joue, écoute, c’est un bruit particulier, vous disiez, écoute, c’est la mer emprisonnée, c’est la mer apprivoisée, vous disiez, les éléments t’aiment aussi, mais tellement doucement, c’est vrai ! Tu ne me crois pas ?

Je vous regarde, c’est une luminosité qui parcourt votre sourire, je sais les mots qui suivront, une interrogation, une attente, un espoir de vie ou de cette délivrance, quelle délivrance? Ce que attendez de moi vous implique, ce qui se dira de moi, votre prochain souffle, déjà, dans l’inspiration je soupçonne la légèreté du haussement de vos sourcils.

Ce que vous attendez de moi vous implique, je vous regarde, vous n’aimez pas le champagne, la mer emprisonnée ne vous fait  plus sourire, le verre est resté sur le rebord de la table, mains ouvertes, votre regard s’en est allé si loin pour s’absenter, je glisse vers vous désormais, il n’y a plus que votre joue à caresser, je dis du revers de la main, comme une aile d’hirondelle, pourquoi sommes-nous ici, pourquoi ?

Il arrive à l'horloge cet oubli du temps, ou bien cette errance dans l'espace de la nuit, et de nous conduire dans cet après de douceur, quand plus rien ne ressemble à rien, quand chuchote à mon oreille les choses qui n'existeront jamais, quand les jours glisseront dans les jours, quand l'hiver installé sur nos visages n'auront plus d'importance.

Et même si cela n'est pas vrai. Parce que tu as fermé les yeux pour toujours.

Et je suis restée tellement seule sans toi.

Assise au bord de la page

Par Mathilde :: 21/10/2007 à 13:13 :: Est venue la mer avec lui

Assise au bord de la page, disons, sorte de présent/passé explosé, absolu de la peur, blottie au creux du clapotis de mes doigts, je suis dans cette nécessité d’écrire, pourquoi ?

Aligner des mots pour fouiller, creuser, aiguiser.

  Inlassablement, revenue à la cognée, j’arrache les mots, pour taire le silence qui ressemble à la mort.

Tu vas dans tous les sens, et tous les sens se rejoignent en toi, tu composes à l'instant même la démarche hasardeuse d'un parcours qui me déroute, tandis que s'étirent vers moi, ta main, tes bras où je m'enfonce, il y a en toi, ces endroits arrondis de tendresse, qui suscitent les refuges réservés à l'enfance, pas les creux d'un père, mais ceux d'une mère, je voudrais alors impérativement devenir ton enfant et repartir tout aussitôt, pétale de coquelicot ou grelot de campanule, tu me regardes, à l’ambre des grands oiseaux noirs de tes yeux, je suis alors parcourue de toi, timide et investie d'un trouble frémissant, avant de m'enfuir, parce que je n'ose m'arrêter pour te saluer quand le hasard croise nos chemins, tu dis alors que je passe fière comme toujours, moi, j'ai seulement un battement fou, enfermé au creux d'un plaisir jubilatoire.

J'aimais bien dans de ces instants de nous, m'échouer dans le rire au creux de ton épaule, à l'extrême intimité de nos peaux, il y avait les chuchotements complices de nos aveux, de nos secrets, nous échangions là, nos ailes de papillons, tour à tour, dans le silence de l'autre, se laissaient voire les craquelures du temps sur nos âmes, au plus près de nos paysages nous retrouvions les mêmes reflets, dans le silence de l'autre alors palpitait l'émotion de l'écoute, comme les battements d'ailes d'un oiseau sans élan, risquant de détourner la magie, ou de briser l'instant.

Déjà, le murmure est indiscret, mais nos bouches frôlaient avec ravissement l'indécence des chuchotements, loin de tes yeux, au creux de l'oreille, c'est là que je suis venue te dire, pour la première fois...

Vous aviez dit - Vous m’aimez bien ? - j’ai dit, oui, je vous aime bien, je n’aurai pas dit cela ainsi, mais je vous aime bien.

Je comprenais votre désir, savoir et entendre cette chose là de moi, pour la rendre impossible et perdue d’avance.

L'effet est immédiat, ces mots déboulent ainsi qu’une avalanche mortelle, avec la brutalité, la soudaineté de l'orage qui dévaste ma vie depuis toujours, déjà tellement fragile, haletante, aussi tremblante qu'un matin de printemps naissant à mon épaule, alors, j'entends le vacarme absolu d'une terre fracassée en deux, le vacarme absolu des flots, enfoncés, au plus profond d'une plage sans soleil, sans vie, je me souviens des grands oiseaux noirs au fond de tes yeux, la déchirure, la blessure. J’entendais le vacarme absolu des cavaliers, la poussière soulevée, j’entendais le souffle halluciné des chevaux, entremêlés d’écume, de cris, des cravaches, j’entendais, je me souviens, comme un sifflement qui s’arrête bien après la peur, bien après la brûlure, bien après le recommencement du même sifflement, bien après la brûlure, bien après la peur, jusqu’au moment inachevé de la connaissance, le sifflement, la peur, la brûlure dans un brouillard qui s’éloigne.

Il y a cette colère en moi, aplatie comme un animal malfaisant, je m’en vais alors, comme toujours, j’essaie de t’expliquer, tu me laisses m’embourber dans ces mots qui fusent et rebondissent comme des balles de tennis que tu évites avec la même adresse, tu ne dis rien, au bord des larmes, je me sens ridicule, cet amour revendiqué là, au cours d’une mendicité humiliante semble alors d’une essence banale, inaccessible, interdite.

Ton silence avait raison des mots, ça tient à quoi l’amour ?

A rien, à tout, à la vie surtout, a l’éternité parfois.

A cet instant, m'apparaissait l'incapacité qui était la mienne à vivre ces choses de la vie.

Vous disiez

Par Mathilde :: 17/10/2007 à 14:03 :: Est venue la mer avec lui

Après tant de silence, tant d’hésitation, vague ici endormie, se peut-il ? votre regard, soudainement posé, éclairé, ce regard aujourd’hui, m’investit d’une timidité particulièrement pesante, les yeux baissés, traversée, si longtemps avant de m’atteindre, chaque matin, tant de temps, toute entière, cassée ou lumineuse, après qu’insignifiants ou essentiels, tant d’autres en s’approchant ou presque! Ont abîmés un peu plus, un peu moins, si possible, avant de s’en aller, aveugles, eau stagnantes, demi effacées, qu’importe, tous ! Qu’importe !

Après tant d’hésitation !, vague ici endormie, tandis que silencieux, tandis que désirable, tandis que balbutiements, tandis que, vous dites  « je ne sais pas » vous dites les yeux baissés « je ne sais pas » les yeux ouverts sur l’infini qui vous dépasse.

Les inflexions de l’eau, sans drame, sans bêtise, ouvrez les yeux, regardez moi, tandis que silencieux, tandis que désirable, impossible de dire la perfection de, impossible de dire, vous n’êtes plus que le balbutiement, ma terre, ma terre ! Investie, tandis, que ! Vous dites « je ne sais pas »  les yeux baissés.

Jadis, brûlante, aujourd’hui, glacée, frangée d’une même vague, le chemin disparu, la plage est grise, pourquoi? Déjà, prémonition impossible, mais, la plage éloignée, souveraineté du mouvement, vide inlassable, mon cœur se serre, au bord de l’éternité.

Vous disiez, envie d’un hôtel face à la mer, une fin d’après-midi, une fin d’automne, face à la mer, tandis que chutent, magie, sortilège, tout ce qui baignait les remous de lune au travers de la pièce et qu’importe les escaliers qu’il nous faut monter pour l’atteindre, espace en plein ciel, la mer, la plage au beau milieu du lit.

Tu disais

Par Mathilde :: 17/10/2007 à 10:32 :: Est venue la mer avec lui
J’entendais le vacarme absolu des cavaliers, la poussière soulevée, les souffles entremêlés, d’écume, de cris, les sabots des chevaux hallucinés - tu disais - là, viennent s’entraîner les cavaliers - je ne voyais que de longs sillons dans le noir éclairé, criblé d’étoiles et de lune - tu disais - tu chantais,  la nuit dansait tout autour de nous, je voulais fermer les yeux, je voulais entrer en toi pour ne plus me souvenir, pour ne plus entendre les cavaliers, le sifflement, les peupliers, pour ne plus rien savoir, - emmène-moi loin - il suffirait de si peu, ainsi nous irons, nous choisissant, nous sommes-nous choisis?

Après tant de silence, tant d'hésitation – emmène-moi loin - tu n'avais rien dit, sans surprise, il y eut ton regard, et cette manière de ne pas regarder, ainsi, soudain illuminé comme au premier matin du monde, ton regard sans surprise, t'ai-je reconnu enfin ? Alors que traversée tant de temps, tout entière, cassée ou lumineuse, après qu'insignifiants ou essentiels, tant d'autres en s'approchant ou presque, ont abîmé un peu plus, un peu moins, qu'importe ! Avant de s'en aller, aveugles, eau stagnante, ou demi-effacée qu'importe !

Lui ? C’est une manière de ne pas regarder, comme si le ciel avait laissé traîner tellement de gris dans ses yeux, qu'il n'en pouvait supporter la lumière, comme s'il l'avait gardée, retenue prisonnière, parce que son sourire avait ouvert un flot de lui sur moi.

Comme s'il pouvait diriger les jours, ramener les jours en arrière - aux ordres les jours - comme s'il me ressemblait, comme si nous retrouvions nos gestes d'enfants – emmène-moi loin - aux ordres les jours - nous étions ces enfants blottis contre le noir éclairé, lui, à genoux, alors que la lumière de ses yeux effaçait des traînées de lune restées sur les joues d'une petite fille, comme s'il pouvait infléchir le cours du temps, des événements, éloigner les fantômes, les forêts bondissantes, comme si nous pouvions encore échanger les trésors de nos poches, les agates, les ailes de papillons, les étoiles de neige en cristaux de corail, le gros scarabée noir.

Lui, à genoux devant moi, comme s'il savait que nous allions nous apprendre, comme s'il allait découvrir ce qui palpitait entre ses bras, contre sa joue, contre son âme, comme un enfant qui allait grandir enfin pour nous faire trembler et crier et pleurer, comme si rien n'avait jamais existé d'autre que lui et moi, blottis dans le noir éclairé.

Aux ordres les jours, - emmène-moi loin.

Dans mes bras, il y a l'empreinte d'une vie désertée, il y a l'odeur mélangée d'une herbe fauchée, d'une rosée de lune, il y a, furtive et troublante, la tristesse incandescente du souvenir.

Dans cette nuit d'étoiles filantes et d'été - tu disais - ne me laisse pas - l'ai-je entendu vraiment ? - Ne me laisse pas - est-ce toi ? Tel un balbutiement, est-ce toi ? Ou bien le frémissement de l'air ? L’ai-je entendu vraiment ? S'ils s'en souviennent, qu'ils reviennent comme le souffle muet blotti au creux de tes mots, pour dire, pareils à la fulgurance de l'éclair qui traverse ton regard parfois.

- Ne me laisse pas - cette peur est la mienne, cette peur m'appartient depuis toujours, qui terrasse mes nuits, mes jours, d'une interrogation perpétuelle.

Vous disiez...

Par Mathilde :: 09/08/2007 à 15:12 :: Est venue la mer avec lui

Je n’avais pas osé vous imaginer, vous étiez là et je suis venue tout doucement m'asseoir au bord de vous. Loin de vous tout d'abord, loin de vous, pour vous regarder.

Vous regarder, quand tout de vous se réticule, s'enfonce à l'intérieur de vous, jusqu'à ce geste de vous enfermer dans votre manteau, dans vos bras, dans vous. Très vite, fugitive et brève, l'émotion qui sourde dans vos yeux, s'échappe et s'entremêle à je ne sais quelle plaisanterie qui me déroute et  je ne sais plus, vous m'écartez, je ne vous connais pas, je vous sais sans mot, il faut que j'apprenne les lettres, que j'apprenne à vous lire.

Vous disiez, - « Les mots, les mots, mais en avons-nous besoin » ? 

Ainsi qu'une grammaire désarticulée, vous êtes l'alphabet du silence, tout se lit au touché, au frôlé, à même de vous, tout se lit ou bien se laisse ignorer, tant la densité est grande et suffit à dire. Mais si quelque chose de vous se laisse surprendre, c'est alors un lacis complètement immobile dans vos yeux, qui induit le doute et force à l'abandon de l'idée.

Vous disiez - Il est des mots plus doux que d’autres à dire, je sais le plaisir de les entendre, j’ai du mal à les prononcer moi-même. J’ai toujours été ainsi, enfant, avec mes parents, comme plus tard, adulte, il faut me deviner, lire dans mes yeux, comprendre mes gestes. Ils disent tout ce que les mots auraient pu dire. » -

Je me souviens, je n’avais pas osé vous imaginer. Vous, comme un détour sur mon chemin, vous, venu prendre ma main, avec la douceur et l’hésitation qui convenait à ma peur.

Je n’avais pas osé vous imaginer, ou peut-être, vous ai-je imaginé ainsi, comme une eau dormante, aux berges d’une vie ambrée, il y avait à la surface, ces petits frissons d’écume, éclaboussés d’une lumineuse transparence qui disaient l’immobilité illusoire, il y avait ces arabesques folles et silencieuses, dessinées par des courants invisibles, essentiels et hypnotiques.

Peut-être aussi vous ai-je imaginé ainsi, comme une histoire que je n’ai pas cherchée, que je n’attendais pas, « une trouvaille »,  un endroit ensoleillé sur ma route, pour me reposer et fermer les yeux quand le souvenir se fait plus lourd, parfois quand mon âme fatiguée ne me donne plus envie de continuer, dans votre endroit, je voyais des reflets qui ressemblaient aux miens, j’aimais l’idée de ce « vous » dans ma vie, comme un secret qui me fait sourire quand tout se tait.

J’aimais bien dans cet endroit « de vous », croiser mon lézard, attendre encore Alfredo, son ombre souveraine et ses mots tombés sur le trottoir. Qui a écouté mieux que vous, tous ces mots ramassés ainsi que des étoiles égarées, tous mes trésors d’enfant.

Vous disiez - « J’aime les grands peupliers, il y en a chez moi, alignés le long de la rivière et cela ne m’étonne pas d’eux. J’aime l’idée des peupliers, compagnons d’une petite fille et de son lézard. Au printemps les jeunes feuilles de peupliers sont dorées. »

Vous disiez - « Avez-vous reçu ma petite carte ? Je vous parlais de l’or irisé des peupliers, du soleil, des lézards qui filaient sur les dalles de l’escalier, j’avais envie de vous parler, de vous écouter ».-

J’aimais tant vous regarder, passer la main dans vos cheveux, m’est venue cette tentation d’amour.

Alfredo, l’amour, c’est quoi ? C’est un mot ? Un bruissement d’aile ? C’est un papillon, brisures de lune - trésors multicolores - bijoux - cailloux ronds et pointus, c’est une couleur particulière du jour, un moment ? Alfredo, l’amour ?

M’est venue cette tentation d’amour.
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