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D'un rivage, l'autre

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La lune bleue est mon pays

Par Mathilde :: 12/03/2008 à 8:42 :: Mes rivages

Et délaisser les paysages pour faire hurler l’image
Et bousculer l’écho jusqu’à rendre l’âme.
Il pleut dans le soleil et c’est encore le vent
Qui chavire la lumière du jour
Reste « l’inexisté »
 
La Lune bleue.
 

Pour le souvenir

Par Mathilde :: 28/02/2008 à 7:10 :: Mes rivages

Et puis la mer, les yeux baissés, la plage éloignée, infinie et superbe, avec une souveraineté du mouvement, inlassable ! Mon cœur se serre, au bord de l’éternité, je bascule.

A genoux depuis toujours, dans l’attente - supplique, tout ce bleu, soleil, eau, sommeil, désir, pêcheurs nonchalants, courbés et puis s'élance le geste étincelant des filets, luminosité furtive, calme, ma prière au plus loin, au sublime, jusqu'à l’orage, jusqu'à !

Le bruit d’un moteur au loin d'un bateau sur le retour.

Se peut-il, prémonition impossible, se peut-il ? La plage encore, impossible de ne pas être, la vague soulève et retombe, douceur à même, souffrance, déchirure, la plage encore, légère, pesante, obsédante, ces courants, ces fulgurances.

Soir et matin

Par Mathilde :: 24/02/2008 à 23:07 :: Mes rivages

Un jour à l'endroit...

Par Mathilde :: 21/02/2008 à 8:41 :: Mes rivages

Un jour à l'endroit dans un jour à l'envers et c'est l'éternel recommencement.

Quelconque une solitude

 
« Ici de la gloriole
Haute à ne la pas toucher
Dont maint ciel se bariole
Avec les ors du coucher
 
Mais langoureusement longe
Comme de linge blanc ôté
Tel fugace oiseau si plonge
Exultatrice à côté »
 
Mallarmé


Un pays qui n'existe pas

Par Mathilde :: 31/01/2008 à 9:00 :: Mes rivages

Ce pays n'existe pas, c'est un bout du monde, une terre perdue sans repère, une terre sans arbres. Se reflète parfois l'ombre des grands clochers des villages voisins.

C'est un caprice bleu et or, l'espace d'une illusion presque noire, grise et argentée. Les rayons de soleil, la course des nuages passent dans ce miroir fragile de glaise et d'eau. C'est un pays qui n'existe pas, juste un ciel, des nuages, une mouvance sans cesse renouvellée, juste un ciel qui se mire dans le ciel, juste la même image. Les marais salants de Guérande.

Ce pays est fait pour les grandes âmes. Les gens sans coeur n'y vivraient pas. - Honoré de Balzac

 

La Briere

Par Mathilde :: 28/01/2008 à 9:48 :: Mes rivages

20 000 ha. L’un des tous premiers Parcs naturels régionaux Français, la Brière est sertie dans un anneau discontinu de marais privés.

Longtemps, les Briérons y vécurent en quasi-autarcie. Pêche, chasse, élevage et culture alimentaient le quotidien. La coupe du roseau permettait de « coiffer » les chaumières d’une épaisse couverture. L’extraction de la tourbe servait de chauffage et son commerce apportait le seul revenu des lieux. La vie était laborieuse et ces temps sont révolus. Les Briérons ont peu à peu délaissé leurs marais pour se tourner vers l’industrie nazairienne. Le roseau prolifère, la tourbe n’est plus exploitée. L’élevage s’est raréfié. La chasse et la pêche sont devenues des loisirs.

Dans ce pays noir et d’eau, prairies naturelles inondables, sillonnées par tout un réseau de canaux et de plans d’eau, je suis séduite, ici, tout me ressemble, qui peut savoir mieux que dans ces marais ?

Des plages d’ombre et de lumière, des lacis inextricables et noirs vous ramènent tout à coup vers la berge aux odeurs de menthe froissées, la barque glisse sans bruit, sur une eau huileuse et sombre.

Continuons la visite en images.

Il primo bacio

Par Mathilde :: 17/11/2007 à 17:00 :: Mes rivages

Me disais-tu dans l’un de ces rêves étranges où vivre est une constellation d’étoiles qui s’allument en toi. Me disais-tu le vent dans les yeux autant de baisers mouillés de neige et satin ne serait-ce que pour garder la terre dans l’écume des mots du poète en quête de l’inavouable.

Les couleurs de la lumière

Par Mathilde :: 16/08/2007 à 19:18 :: Mes rivages

Le ciel

Le mur

La lumière....

Ils ont coupé les blés

Par Mathilde :: 09/08/2007 à 7:09 :: Mes rivages

Ils ont coupé les blés, le champ est devenu cette brosse stupide qui agresse le regard et déshabille la colline. Ils ont défiguré le champs, nu, humilié, le champ est mort de cette vie enlevée, de son mystère violé, mort des oiseaux sans voix qui habitaient là.

Ils ont coupé le miel ondoyant, tour à tour flaque sanglante des coquelicots, toison blonde et mouvante sous la caresse du vent, parfois exacerbée, dans tous les sens, sève de la terre.

Ils ont griffé son ventre par sillons meurtriers, dans la lumière de juillet sans comprendre. Quand se meurt la beauté, reste la chaleur implacable et l’air abruti par les cigales. Reste encore l’inaccessible aux « abîmeurs ».

Vendredi 3 août

Par Mathilde :: 03/08/2007 à 8:58 :: Mes rivages

 

La nuit s’égoutte sur un ciel déjà gris

"let the sun shine in"

Par Mathilde :: 01/08/2007 à 7:00 :: Mes rivages

 

Le soleil aussi s’appuie un instant sur la rampe pour venir frapper à ma porte.

Le mur

Par Mathilde :: 27/07/2007 à 15:41 :: Mes rivages

Le soleil rétrécissait le palier clos et je voulais retenir les carrés de lumière qui m’appartenaient, les fixer avec des punaises.

Ici, se dessine le chemin de n’importe quelle joie, n’importe quelle peur, rire, souffrance, absence, ici tout se ressemble, absolu de l’horreur, interminable, le temps, marécage tumultueux, soustrait et additionne, ici tout se fait, se défait, tout existe et s’invente, ici...
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